Intervention de Jean-Jacques Cottel

Réunion du 22 janvier 2014 à 9h00
Commission du développement durable et de l'aménagement du territoire

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaJean-Jacques Cottel :

En tant qu'acteur local d'un secteur de grande plaine, je connais d'expérience la tension entre le passé et l'évolution des paysages qui nous est imposée. J'ai vu successivement arriver dans mon territoire d'abord une autoroute, puis une ligne TGV, des lignes à très haute tension, des réseaux de toute sorte. Au fur et à mesure de l'installation de ces infrastructures, on a essayé de réorganiser le paysage à travers les aménagements fonciers qui, il y a vingt ou trente ans, consistaient à supprimer des haies, des arbustes et des chemins. Viennent désormais s'y greffer les éoliennes ; si je suis favorable à cette source d'énergie renouvelable, la concertation a d'abord manqué quant à leur lieu d'implantation. Le schéma régional, assez précis, indique qu'elles doivent se positionner le long d'axes structurants ; mais on peine toujours à articuler l'ensemble de ces transformations, à harmoniser notre vision du paysage et à le faire évoluer en tenant compte des intérêts économiques et agricoles, d'autant que l'ingénierie reste sous-développée en milieu rural. Dans ce domaine, le législatif ne peut pas tout ; et même si l'optimisme est salutaire, il convient de faire preuve de modestie en faisant évoluer les choses par petites touches.

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