Intervention de Danielle Auroi

Réunion du 12 février 2014 à 9h45
Commission des affaires étrangères

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaDanielle Auroi :

Quelle que soit la situation des droits de l'homme en Russie, ce n'est pas pire qu'en Chine. Nous avons en France, je le crains, un tropisme un peu trop développé envers la Chine. Il est normal de chercher à avoir de bons rapports avec les grands pays, mais cela ne justifie pas tout.

Dans un tout autre domaine, j'insiste sur le fait que la Russie refuse de respecter les dispositions du 3ème paquet énergie-climat de l'Union européenne. C'est une affaire européenne et c'est à l'Union d'en discuter avec la Russie, dont rien ne justifie qu'elle puisse imposer unilatéralement sa volonté, mais nous devons faire office de facilitateur dans ce dialogue.

Sur l'Ukraine, nous devons veiller à ne pas rompre le dialogue avec la Russie, mais sans oblitérer le fait qu'il y a de réels problèmes de droits de l'homme en Russie. Il y a des situations scandaleuses. Les pistes à Sotchi ont parfois été construites par de véritables esclaves modernes. Il y a aussi le traitement réservé aux personnes LGBT. On doit pouvoir être dans un dialogue exigeant et équilibré sur ces questions, même si c'est difficile au niveau européen en l'absence d'un véritable ministre européen des affaires étrangères, ce que n'est pas la Haute représentante Catherine Ashton.

Enfin, sur l'adoption, une des exigences de la partie russe, évoquée lorsque nous avons discuté du traité, était le suivi des enfants jusqu'à la majorité : où en sommes-nous sur cette question ?

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