Monsieur le secrétaire général, vous nous avez dit que pour compléter les 967 millions inscrits en LPM et atteindre la somme nécessaire pour le PPP, vous alliez procéder à un certain nombre d'opérations et, notamment, externaliser certaines fonctions. Mais une externalisation ne permet pas d'annuler un coût. En l'occurrence, il faudra bien payer le prestataire de services. Quelle est donc l'économie que l'on peut envisager par ce biais ? Cela me paraît surprenant.
Vous nous avez dit également – même si cela peut paraître anecdotique – qu'il faudrait remettre en état le mobilier national avant de le rendre. Or mon collègue Gwendal Rouillard et moi-même avons visité nos soldats en Afrique : ils sont obligés, avec des bouts de planches, de chevrons, des vis et des clous, de se faire des planchers pour passer la saison des pluies sans avoir les pieds dans l'eau ! Dans ces conditions, il me semble que la remise en état du mobilier national n'est pas le sujet du jour et qu'il vaudrait mieux nous consacrer au bien-être de nos soldats, qui en ont bien besoin. Je suis opposé, en tant que parlementaire, à ce que l'on mette un euro dans la remise en l'état d'un mobilier national usé. Que ceux qui en bénéficieront le fassent eux-mêmes ! Je ne suis pas contre le fait que l'on s'occupe du personnel civil et de bien d'autres sujets, mais franchement, moralement, il y a lieu de s'interroger.
Enfin, je voudrais savoir si la couleur noire, que l'on voit sur la photo du bâtiment, est définitive. Pour héberger Blackwater, peut-être. Mais vu du périphérique, c'est un peu curieux.