Intervention de Marion Maréchal-Le Pen

Séance en hémicycle du 17 juillet 2014 à 9h30
Délimitation des régions et modification du calendrier électoral — Discussion générale

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaMarion Maréchal-Le Pen :

…c’est encore François Hollande qui en parla le mieux lors des États généraux de la démocratie territoriale en 2012 : « Des arguments en termes d’économie sont souvent avancés pour supprimer un échelon. Ils ne résistent pas à l’examen dès lors qu’il n’est pas question d’abolir les compétences que cette collectivité exerce. À part diminuer quelques dizaines d’élus, où est l’économie ? »

François Hollande, à l’époque, avait la lucidité de rappeler que l’essentiel des dépenses des collectivités territoriales correspond à des compétences obligatoires dont très peu sont modulables, à législation constante. Alain Rousset, président de l’Association des régions de France a ainsi déclaré : « Il n’y a pas de source d’économie de fonctionnement à attendre de la fusion des régions »

Rappelons que ce sont les compétences sociales du département qui sont les plus dispendieuses. Cette réforme n’entraînera qu’une redistribution des coûts, à moins que vous ne prévoyiez la disparition d’un certain nombre d’aides sociales avec cet échelon.

Sans compter que ces prévisions d’économie n’incluent pas les coûts très importants qui seront entraînés par la déstructuration des territoires.

Les changements du nombre de régions, de onze à treize, avec quelques petits arrangements de dernière minute comme celui visant à satisfaire les amis corréziens du Président, montrent bien que la fusion des régions répond avant tout à des pressions politiciennes.

Ce redécoupage n’a aucune véritable cohérence géographique, culturelle et économique. La fusion de la Champagne-Ardenne, de l’Alsace et la Lorraine est une véritable aberration historique.

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