Intervention de Catherine Coutelle

Réunion du 17 septembre 2014 à 14h00
Délégation de l'assemblée nationale aux droits des femmes et à l'égalité des chances entre les hommes et les femmes

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaCatherine Coutelle, présidente :

Dans les centres communaux d'action sociale (CCAS), on sait bien que de nombreuses demandes d'aide portent sur des factures d'énergie.

Par ailleurs, il faut garder à l'esprit que la précarité énergétique concerne également les dépenses liées aux transports, et cela pose donc le problème de la mobilité des personnes, en particulier en milieu rural.

S'agissant des travaux de rénovation des logements, certaines actions sont mises en oeuvre pour diminuer le reste à charge des ménages, même s'il faut aussi responsabiliser les propriétaires. Cependant, les banques n'accorderont pas de crédit si les ménages ne sont pas solvables, ou attribueront des prêts à la consommation, mais avec des taux élevés et sur trente-six mois par exemple, et donc quasiment impossibles à rembourser.

Il faudrait que les ménages puissent accéder à des prêts pour des travaux de rénovation, pour un montant de 4 000 euros par exemple, dans les mêmes conditions que pour des crédits immobiliers sur dix à quinze ans. Dans la mesure où les banques restent frileuses, ne devrait-on pas étudier la possibilité de leur imposer un quota concernant l'accès au crédit des ménages précaires ?

Par ailleurs, un objectif de 500 000 logements rénovés par an a été fixé, mais il faudrait pouvoir déterminer une proportion concernant spécifiquement les logements insalubres occupés par des ménages précaires.

Aucun commentaire n'a encore été formulé sur cette intervention.

Inscription
ou
Connexion