M. le Président, je ne peux pas débuter mon intervention sans rappeler que c'est M. Charles Pasqua est à l'origine de la création des ZRR.
Je voudrais ensuite saluer le travail réalisé par les deux rapporteurs qui sont arrivés à des conclusions opérationnelles marquées par le pragmatisme et le sceau du bon sens. Je retiens en particulier la sanctuarisation des dotations, le souci de simplifier et la nécessité d'adopter plus de pragmatisme dans les critères de zonage.
Une ambiguïté demeure, à mes yeux, quant à l'articulation entre les petites communes et l'intercommunalité, les rapporteurs pourront peut-être préciser ce point tout à l'heure.
Ces propositions répondent à une vraie question politique, nous le voyons bien avec les différents travaux sur la sociologie de la France, entre la France du TGV de plus en plus connectée à la mondialisation, la France des villes, qui a beaucoup reçu, et la France rurale, qui se sent exclue, qui voit partir ses services publics. Cette France-là se réjouira, je pense, de voir que notre Commission examine aujourd'hui avec sérieux les outils et les instruments permettant de répondre à ses besoins les plus élémentaires, au moins au plan financier.