Intervention de Carlos Da Silva

Séance en hémicycle du 21 octobre 2014 à 15h00
Questions au gouvernement — Incendies d'écoles à corbeil-essonnes

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaCarlos Da Silva :

Monsieur le ministre de l’intérieur, il y a quinze jours, en pleine nuit, deux voitures incendiées attaquaient une école et une médiathèque dans ma ville, Corbeil-Essonnes, détruisant en grande partie ces bâtiments symboliques de notre République, lieux de savoir, d’apprentissage et d’épanouissement.

Hier, une autre école était gravement endommagée.

Ce matin, avec la ministre de l’éducation nationale, vous êtes venu constater les dégâts, considérables, écouter les enseignants et les parents, les assurer de votre soutien et de votre détermination. En leur nom, je vous en remercie.

Les Corbeil-Essonnois en ont plus qu’assez. Déjà en 2011, puis en 2012, de nombreux bâtiments publics avaient été visés et détruits. Incendier des écoles ou une médiathèque, comme à Corbeil-Essonnes, incendier un centre des impôts, comme en septembre dernier à Morlaix, ce n’est pas se révolter. Ce n’est pas une jacquerie, mes chers collègues. C’est attaquer la République.

Vous le savez, il règne dans ma ville un climat bien particulier qui ne doit ni perdurer ni justifier aucune de ces violences.

La République ne saurait admettre la moindre attaque qui vienne intimider ou menacer ses enfants, dans les lieux où ils doivent toujours se sentir en sécurité.

Je sais les efforts de notre Gouvernement et la mise en place d’une zone de sécurité prioritaire a permis d’obtenir des résultats concrets.

Il n’en reste pas moins, comme les parents et les enseignants vous l’ont dit, que la peur continue de régner. Je partage totalement la colère et l’indignation qu’ils expriment.

Monsieur le ministre, pouvez-vous nous garantir que la mobilisation de l’État sera totale pour prévenir tout nouvel acte criminel, poursuivre et interpeller leurs auteurs, permettre aux enfants et aux familles de Corbeil-Essonnes de retrouver la sérénité à laquelle tous nos concitoyens ont droit, partout, sur tout le territoire de la République ?

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