Je salue l'important travail accompli par notre collègue.
Le rapport indique que la balance du commerce extérieur pour le bois et les produits dérivés accusait en 2010 un déficit de près de 7 milliards d'euros. Il était utile de le rappeler, sachant que la forêt française est la deuxième forêt européenne. Mais il aurait fallu également indiquer que toutes les industries de la filière sont à très forte intensité capitalistique et qu'elles ne pourront se développer si elles n'ont pas un taux de marge suffisant pour assurer l'investissement nécessaire au renouvellement de leurs équipements.
On sait, par ailleurs, que le coût de l'approvisionnement en électricité donne à la France un avantage compétitif. L'augmentation différentielle du prix de l'électricité ne risque-t-elle donc pas de handicaper l'industrie papetière ?
Le rapport met l'accent sur le coût de la collecte en porte-à-porte. Pourtant, dans un contexte de guerre des ressources, ce mode de collecte ne permet-il pas de récupérer beaucoup plus de papier ? Je suggère, pour ma part, que l'on mette en place un indicateur de collecte de papier par ville ou par collectivité : nos concitoyens pourraient ainsi se saisir très simplement de la question.