Intervention de Bertrand Pancher

Réunion du 22 octobre 2014 à 9h00
Commission du développement durable et de l'aménagement du territoire

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaBertrand Pancher :

Nous devons tous nous mobiliser pour la réussite de la Conférence de Paris sur le Climat car un échec serait désastreux pour les négociateurs, pour l'Union européenne, pour la France et pour les générations futures. Nous devons pousser l'Union européenne à s'engager vers des objectifs très ambitieux car elle joue un rôle stratégique, comme les précédentes négociations l'ont montré.

Soutenant toutes les propositions qui tendent à permettre à l'Union européenne de s'engager, le groupe UDI soutient sans réserve celle d'Arnaud Leroy. Ce n'est pas le moment de faire apparaître des divisions, en fonction de telle spéculation ou de tel intérêt. À défaut de porter un regard critique sur la façon dont les objectifs sont actuellement négociés, nous pouvons faire part de nos avis et de nos souhaits.

Dans la perspective de la Conférence des Nations unies sur les changements climatiques (COP 21), qui se tiendra à Paris l'an prochain, il faut affirmer la nécessité d'aller plus loin. À cet égard, l'objectif de réduire de 40 % les émissions de gaz à effet de serre à l'horizon 2030 est vraiment minimaliste : ce serait une farce de prétendre lutter contre le réchauffement climatique en se fixant un taux inférieur ; dans ce cas, il faudrait prévenir nos concitoyens que c'est un mensonge et que nous n'y arriverons pas. Mais il faut aller plus loin que ce taux de 40 % que personne ne remet plus en cause.

La Commission européenne a fixé pour 2030 deux autres objectifs qui demandent à être soutenus car ils sont controversés par plusieurs pays européens : améliorer l'efficacité énergétique de 30 % ; porter la part des énergies renouvelables à 27 % du mix européen. Le premier paquet climat, défendu par l'ex-président Nicolas Sarkozy auquel beaucoup d'entre vous sont attachés, prévoyait déjà un taux de 20 % d'énergies renouvelables. L'objectif actuel peut donc difficilement apparaître comme très contraignant.

Nous soutenons la Commission européenne qui propose une nouvelle gouvernance pour les plans nationaux et une réforme du système communautaire d'échange de quotas d'émission de C02. Sans fiscalité environnementale, tout cela n'a pas de sens. Nous approuvons aussi ses positions très prudentes sur les hydrocarbures, sujet fort peu développé dans le paquet énergie-climat. Elle insiste notamment sur le fait qu'il est absolument indispensable de maîtriser tous les risques environnementaux associés à l'exploitation du gaz de schiste.

Nous voterons donc pour la proposition de résolution d'Arnaud Leroy, dont nous partageons les objectifs. Cela étant, nous formulons le voeu que les moyens nécessaires seront employés à la mise en oeuvre de ces politiques nationales et européennes.

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