Je voudrais qu'il n'y ait pas d'ambiguïté sur ma proposition : il s'agit non pas de faire de la surenchère mais de savoir quel est le mandat donné à la Commission européenne lors des négociations qui auront lieu à l'occasion de la COP21. La Commission européenne aura-t-elle ou non la capacité d'aller au-delà de 40 % si, dans le cadre d'un accord, les autres pays poussaient dans ce sens ?
Le premier paquet énergie-climat prévoyait une réduction de 20 %, mais la Commission pouvait aller jusqu'à 30 % en cas d'accord international. Le mandat de négociation était plus souple que dans le cas présent où le taux de 40 % apparaît comme un plafond. À nos collègues UMP qui prennent cela pour de la surenchère, je répète que Mme Merkel et M. Cameron proposent d'écrire que le taux de 40 % est un minimum. Deux autres grandes puissances européennes importantes, qui considèrent que le dérèglement climatique représente un enjeu crucial, estime qu'il faudrait donner ce type de mandat à la Commission européenne. Si cet objectif pose des difficultés à la Pologne et à d'autres pays de l'est de l'Europe qui sont plus dépendants du charbon, il nous paraît néanmoins important que la France se joigne aux pays les plus allants à la veille de cette négociation.