Intervention de Arnaud Leroy

Réunion du 29 octobre 2014 à 16h00
Commission des affaires étrangères

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaArnaud Leroy :

Nos collègues de l'UMP oublient que l'Europe est aussi un objet politique. Le projet pour l'Europe défendu par le parti populaire européen (PPE) lors des élections européennes n'était pas le même que celui du parti socialiste européen. M. Lellouche a raison : si l'Europe va mal, c'est qu'on dissimule le coeur politique du projet européen. Il faut marquer nos différences sur la construction européenne.

Il convient également de relancer l'idéal européen. On ne peut pas vendre l'Europe à ma génération simplement par l'intermédiaire d'un plan de relance de 300 milliards ou en s'appuyant sur les conclusions incompréhensibles du Conseil européen sur le paquet énergie-climat. Quelles que soient nos étiquettes, nous devons assumer la dimension politique de notre engagement européen. M. Junker a raison en soulignant que c'est peut-être la Commission de la dernière chance. Nous devons tous travailler d'arrache-pied à sauver ce qui peut l'être d'ici à 2019.

Monsieur Roth, les députés français du Parlement européen ont un profil différent depuis le printemps dernier. C'est un avertissement majeur envoyé par un pays fondateur de l'Union européenne. Demain, cet avertissement proviendra d'autres pays. Les électeurs allemands envoient déjà le même signal à la faveur d'élections régionales, qui voient la montée de mouvements antieuropéens. Nous devons faire attention. Comment relancer l'idéal européen ? Quel idéal pourrions-nous demain construire ensemble ? Telles sont les questions que nous devons tous nous poser si nous voulons sauver l'Europe.

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