Intervention de Alain Tourret

Séance en hémicycle du 19 novembre 2014 à 15h00
Délimitation des régions et modification du calendrier électoral — Article 1er

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaAlain Tourret :

…et que je représente, cela semblait si facile que j’attendais depuis dix ou même quinze ans ce qui avait été annoncé par plusieurs présidents de la République – la Normandie, on l’aime tellement qu’on aimerait en avoir une seule plutôt que deux, comme aurait dit M. Sarkozy. Nous ne sommes arrivés à rien. Et pour la première fois, nous arrivons enfin à quelque chose !

Je m’interroge donc. J’entends les arguments de nos amis alsaciens, et je dois dire que je n’y suis pas insensible. J’ai le sentiment qu’en 1919, nous étions tellement émus par le retour de l’Alsace dans notre si belle nation que nous les avons autorisés à garder leur originalité.

Faut-il pour autant remettre en cause ce qui nous est proposé aujourd’hui ? À l’évidence non. Ainsi que vous l’avez très justement observé, monsieur le secrétaire d’État, la plupart des régions qui sont créées s’enracinent dans l’histoire. Ma région en est la meilleure illustration. Cet enracinement dans l’histoire peut être source de progrès, François Loncle en sera d’accord avec moi, à condition qu’il y ait des forces économiques plus importantes.

C’est ce schéma européen que nous attendions. Dans une autre conception de l’Europe, nous aurions peut-être pu réfléchir à la possibilité, pour l’Alsace, de se rapprocher du Bade-Wurtemberg. Tout cela ne se peut concevoir aujourd’hui avec l’indivisibilité de la République.

Je le dis, cette carte respecte l’indivisibilité de la République et l’originalité des territoires. C’est pourquoi – et nous sommes divisés jusqu’au sein de mon propre groupe –, …

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