Il y a longtemps que la réflexion sur la modulation des allocations familiales est dans les tuyaux du parti socialiste et dans l’esprit de nombreux Français. Ce n’est pas aujourd’hui que nous découvrons ce problème. Nous nous sommes tous demandé, comme parlementaires ou dans notre vie antérieure, s’il n’y avait pas une certaine injustice à ce que l’on perçoive le même montant d’allocations familiales, quels que soient ses revenus. Je pensais que le débat méritait d’être posé et qu’il était même anormal que nous ne le posions pas davantage en ces murs.
J’ai entendu une personne expliquer sur TF1 au journaliste qui l’interrogeait à la sortie d’un supermarché que la baisse des allocations familiales, cela ferait un caddie de moins de repas pour ses enfants. Alors qu’elle gagnait plus de 8 000 euros par mois, l’argument m’a semblé énorme. Je peux concevoir que la modulation entraîne une perte d’argent, qu’elle réduise peut-être l’épargne, mais pas au point de mettre en péril la santé de la famille.
S’agissant du congé parental, il convenait de ne pas éloigner de son travail pendant trop longtemps la femme ou l’homme qui le prend. Deux ans, c’est bien. Au-delà, on se rend compte que la réinsertion est plus compliquée.