Le transport aérien français se porte mal ; il attend beaucoup de l'État. Votre rapport fait écho à celui remis il y a seize mois par le commissariat général à la stratégie et à la prospective, qui n'avait pas reçu de suite. Toutefois, la qualité du rapporteur au sein de la majorité actuelle laisse penser qu'il pourrait en aller différemment cette fois. (Sourires)
Des mesures s'imposent pour retrouver de la compétitivité, au premier rang desquelles une baisse de la fiscalité pesant sur le pavillon français de l'ordre d'un milliard d'euros. Une harmonisation des charges sociales est également nécessaire, car celles-ci représentent 29 % d'un salaire brut en Allemagne contre 47 % en France : ce n'est d'évidence pas durable. Quant aux coûts de sûreté aéroportuaires, ils augmentent d'année en année dans notre pays – paradoxalement pas à l'étranger – et ils sont intégralement pris en charge par le secteur – configuration unique au monde. Enfin et comme partout, une simplification administrative est réclamée. Ce n'est qu'au prix de mesures rapides et concrètes que le monde du transport aérien, si stratégique pour l'économie française, pourra se redresser.