Il y existe sept autres associations comme la nôtre en France, chacune basée géographiquement sur un grand bassin versant.
S'agissant de la Loire, le but du travail de notre association est d'accompagner les décisions en connaissance de cause, avec des recueils de données sur l'ensemble des poissons migrateurs, pour cibler les priorités de gestion et de restauration, connaître les enjeux, les territoires sur lesquels il faut agir et sur lesquels nous avons le plus de chance d'obtenir les gains attendus de restauration des espèces.
Sur notre bassin versant, nous avons quelques exemples. En ce qui concerne le saumon, à la fin du XIXe siècle, il ne restait plus que l'axe Loire-Allier. Aujourd'hui, le saumon est revenu un peu partout : dans l'Alagnon, la Sioule, la Dore, la Gartempe, aux portes de la Vienne, aux portes de la Creuse.
Cette reconquête des territoires passe aujourd'hui, pour la communauté des poissons migrateurs, par la possibilité de franchir les ouvrages. Il faut également que le cumul de ces ouvrages ne soit pas trop important afin que les poissons puissent accéder à leurs zones de reproduction, qui sont, pour ces espèces se reproduisant en rivière, situées globalement en amont de chacun des axes.
Notre travail consiste à recueillir des données sur les phases de vie qui peuvent éventuellement poser problème, pour pouvoir y répondre par des actes de gestion. Les données sont directement accessibles sur un site web dédié, et donc, à la portée de tous. Nous essayons de participer à tous les groupes de travail, que ce soit au sein des SAGE ou des comités plus restreints ciblés sur les poissons, et d'apporter cette connaissance pour que les décisions soient prises en ayant le maximum d'éléments à disposition.