Intervention de Michel Aymeric

Réunion du 25 novembre 2014 à 17h00
Commission de la défense nationale et des forces armées

Michel Aymeric, secrétaire général de la mer :

Si mon équipe est restreinte, elle est constituée de chargés de mission de haut niveau qui travaillent en réseau. En ce qui concerne le réseau AEM des trois préfectures maritimes métropolitaines – Cherbourg, Brest et Toulon –, c'est l'adjoint du préfet maritime qui s'occupe directement des relations avec les chargés de mission du SGM. Il en est de même outre-mer : dans chaque préfecture, un jeune commissaire ou un jeune officier est chargé du réseau AEM. Nous connaissons en temps réel ce qui se passe outre-mer. Nous organisons également des visioconférences : une l'a été il y a quinze jours avec le préfet de Guyane.

Un des piliers de la fonction « garde-côtes » est le centre opérationnel de la fonction garde-côtes (CoFGC), qui porte mal son nom : c'est un centre d'information et de synthèse plutôt qu'un centre opérationnel stricto sensu, puisqu'il ne dirige pas d'opérations. Il est installé à l'état-major de la marine pour des raisons de commodités des réseaux. Il centralise l'information maritime : tous les jours, tous les services intéressés reçoivent vers six heures et demie du matin un bulletin d'information, notamment sur les opérations de secours, l'immigration clandestine ou la lutte contre la pêche illicite. Ces informations peuvent être accompagnées d'analyses. La circulation de l'information ne pose donc aucun problème.

Comme toute administration, le SGM doit prouver en permanence sa valeur ajoutée. C'est ainsi que, dans le domaine des énergies maritimes, qui est du ressort du MEDDE, nous aidons ce ministère par une expertise sur des problèmes particuliers. Le fait que les zones du Tréport et de Fécamp soient encore truffées de mines de la Seconde guerre mondiale relève du domaine régalien, puisque le droit français encadre strictement le déminage. Ce sont également des chargés de mission du SGM qui traitent la totalité du dossier Extraplac ou la question de la dissociation. Nous nous occupons également des navires abandonnés. Le SGM n'a pas à se substituer aux ministères : il répond à des questions ponctuelles et assure la cohérence de l'ensemble de l'action de l'État en mer.

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