Monsieur Collet, nous ne pouvons qu'être rassurés au vu de votre parcours qui fait de vous un homme de terrain, puisque votre formation de médecin vous a conduit à identifier très clairement des problématiques concrètes. Il est important de rappeler que la veille sanitaire ne porte pas seulement sur des maladies qui ont fait l'actualité – chikungunya, fièvre Ebola –, mais qu'elle concerne aussi les maladies chroniques et les affections de longue durée, comme le diabète, les cancers, les maladies psychiques. Votre champ d'intervention est donc très large, ce qui vous amènera à revenir devant nous pour parler de toutes ces questions.
Vous avez souligné l'objectif de rationalisation, en lien avec la couverture des agences régionales de santé. Nous nous réjouissons de la proximité des ARS avec les populations et les acteurs de santé dans les régions, condition essentielle à l'identification des problèmes sur le terrain.
La veille sanitaire ne s'arrête pas aux frontières. Comment concevez-vous les relations en la matière avec les autres pays, en particulier nos voisins européens, et celles-ci vous semblent-elles satisfaisantes ?
Je suis personnellement sensibilisé à la problématique de l'amiante, car je suis originaire d'une région sidérurgique, mais aussi parce que les élus locaux comme moi sont souvent interpellés sur ce sujet qui est rarement évoqué dans un cadre extraprofessionnel. Sans doute une chape de plomb pèse encore sur ce problème qu'il nous faut néanmoins garder en perspective.
Récemment, le Haut Conseil de la santé publique a insisté sur la nécessité de la gratuité de tous les vaccins. Y êtes-vous favorable ?
Enfin, la consommation des antibiotiques est repartie à la hausse depuis trois ans, après une nette diminution entre 2000 et 2010. Pourriez-vous revenir sur cette problématique ?