L'an dernier, son budget était largement inférieur au plafond, qui était de 49 millions. Pour cette année, je ne sais pas.
Je répondrai à M. Savary que je vais la semaine prochaine à Bruxelles pour rencontrer les responsables de ces questions et voir la représentation française à Bruxelles. Nous avons par ailleurs des relations très suivies avec l'Association des régions riveraines d'aéroports (ARC, « Airport Régions Conference », en anglais). De manière générale, chaque fois que des enquêtes sont menées avant de mettre en place une réglementation, l'ACNUSA participe et communique sa position.
Un autre déplacement est prévu à Copenhague à l'Agence de l'environnement de l'Union européenne. C'est là que cela se passe. Par exemple, l'interdiction des vols de nuit ne pourra pas être envisagée tant tout le monde ne sera pas à l'unisson. Il n'y a qu'au niveau européen que l'on peut obtenir ce genre de choses.
Je voudrais vous livrer une anecdote. L'aéroport de Maastricht faisait du fret express la nuit. Les riverains ont obtenu l'interdiction des vols de nuit. L'aéroport, qui était géré par une société privée, s'est trouvé quasiment en faillite. Il est maintenant en gestion publique, et ce sont les riverains qui paient les impôts pour maintenir l'aéroport, comme cela se passe parfois. Mais les avions vont atterrir sur un aéroport voisin, en Belgique, et continuent donc à passer au-dessus de leurs têtes la nuit. En pratique, ils ont interdit les avions la nuit mais ils n'ont rien gagné et tout perdu : cela leur coûte plus cher, et ils ont toujours du bruit.