Monsieur le président, je vous remercie d'avoir tenu votre engagement. Lorsque les politiques s'engagent dans cette voie, il faut le faire savoir.
Le plus important, c'est d'avoir réuni autour de cette table une diversité d'intervenants. Cela renforce notre possibilité de réflexion dans un monde où il est difficile de trouver sa propre vérité. Sur ce sujet, je pense que les vérités sont multiples. Il est bon que nous puissions échanger sur des sujets compliqués. On se rend compte qu'il n'est pas facile de s'y retrouver entre l'action locale et la réflexion globale.
Les enjeux sont nombreux dans ce domaine comme dans d'autres, on l'a vu hier s'agissant des produits phytosanitaires. Ils concernent l'alimentation, la santé, l'environnement mais aussi l'économie sur laquelle vous n'avez pas suffisamment insisté. Quand on parle d'élevage, on ne peut pas faire non plus l'impasse sur l'enjeu culturel ou patrimonial. La France est rurale, agricole. Au XXIe siècle, on oublie que « Labourage et pâturage sont les deux mamelles de la France ». (Sourires) Or ce sont des réalités que vous avez rappelées.
Il y a en effet plusieurs élevages et il faut favoriser le lien avec le sol. Vous avez voulu nous démontrer que cette prise de conscience était réelle.
Dans quelles tendances êtes-vous engagés depuis ces vingt dernières années en matière de lutte contre les gaz à effet de serre et de pollution de l'eau et de l'air ?
La commission et le Gouvernement ont souhaité exclure les gaz entériques du champ d'application de la stratégie « bas carbone ». Si tel n'avait pas été le cas, quel aurait été l'impact financier pour les éleveurs ?
J'estime que vous êtes les premiers acteurs de la défense de la biodiversité. Quelle est votre réflexion sur le projet de loi relatif à la transition énergétique pour la croissance verte ? Quelles évolutions mettez-vous en oeuvre pour que le respect de la biodiversité soit une réalité de votre action ?
Je voudrais revenir sur l'agriculture intensive. Quelle est votre position sur le traité de libre-échange transatlantique ? Comment peut-on agir pour maintenir une agriculture qui soit en lien avec le sol ?
Vous n'avez pas non plus beaucoup développé la dernière proposition du ministre en matière de circuits courts. Mon territoire est en train de s'engager à fournir 10 000 repas chaque jour à nos écoles. Or la majorité des produits carnés proviennent de l'étranger. Comment agir pour que vos adhérents soient également acteurs, qu'ils nous fassent savoir comment nous pouvons mieux travailler ensemble ? Vous n'avez pas parlé non plus de l'économie circulaire alors qu'elle est mise en avant aujourd'hui.
Quelles sont vos réflexions en ce qui concerne la prochaine loi sur l'étiquetage ?
En conclusion, je vais encore faire sourire mes collègues puisque je citerai Jean de La Fontaine, qui se servait « d'animaux pour instruire les hommes », quand vous nous parlez d'animaux pour mieux nourrir les hommes. J'espère que vous le faites en préservant l'environnement.