Il est souvent affirmé que l'élevage est l'une des causes des problèmes d'environnement les plus pressants, à savoir le réchauffement de la planète, la dégradation des terres, la pollution des eaux et la perte de biodiversité. Ce tableau est très éloigné des réalités du terrain, ce qui donne lieu à de nombreuses polémiques. Il est à souligner que la recherche peut contribuer à atténuer ces nuisances.
Surtout, les pratiques de nos agriculteurs se sont considérablement améliorées pour répondre à la double contrainte en matière de performance économique et environnementale à laquelle ils sont soumis. En effet, je considère que l'on parle trop peu des contributions positives de l'élevage. Or celles-ci existent aussi en matière environnementale. Le secteur de l'élevage est socialement et politiquement très important, à la fois dans les pays en voie de développement où il est essentiel, et dans nombre de nos départements français, bien évidemment dans les départements ruraux. Là où il y a de l'élevage, il y a de la vie économique.
Les préoccupations environnementales ont donné lieu à des obligations innombrables pour les éleveurs, que ce soit en termes de contrôles, de déclarations, de paperasserie et donc de coût dont on n'a pas suffisamment parlé ce matin.
Je veux rappeler la situation délicate des éleveurs, notamment bovins, pris en étau entre la chute des prix de la viande bovine et l'augmentation des coûts de production. Je veux me faire l'écho de ce que j'entends dans ma circonscription de Mayenne : assez de contraintes et d'obligations, davantage de prise en compte des difficultés réelles des éleveurs.
Quelle est votre réflexion sur le débat relatif au bien-être animal, avec les risques que cela peut entraîner pour nos éleveurs ?
Enfin, l'étiquetage indiquant l'origine nationale des produits agricoles est-il un moyen efficace pour valoriser la production nationale française ?