Intervention de Claude Bartolone

Réunion du 5 février 2015 à 9h00
Groupe de travail sur l'avenir des institutions

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaClaude Bartolone, président :

Seybah Dagoma a évoqué la rencontre entre les responsables chinois et le président Obama, qui ont donné l'impression de se dégager de toute conférence internationale. Pour autant, plus aucun sommet international ne se passe sans que cette question environnementale ne soit abordée, comme l'ont encore illustré le G20 de Brisbane ou le Forum économique mondial de Davos. Dans ce temple de la finance, le président Hollande a pu aborder ces questions sans se prendre trop de boules de neige.

La prégnance de cette question renvoie à sa représentation : y a-t-il une représentation environnementale spécifique à tous les niveaux ? Comme Bernard Thibault, je pense que l'entreprise est un outil de maturation de la réflexion et de protection de l'environnement extrêmement important. D'une part, dans des entreprises qui se sentent menacées par la transition écologique, les salariés ont besoin d'être accompagnés. D'autre part, agir au niveau de l'entreprise permet d'avoir un effet de masse sur la protection de l'environnement : si l'on veut établir des normes environnementales pour les gobelets en plastique, mieux vaut s'adresser aux entreprises qui les fabriquent qu'à chaque consommateur individuellement.

Dans le cadre des « Mardis de l'Avenir », j'ai eu l'occasion de faire cette remarque : les associations environnementales ne participent pas aux conférences salariales alors que les partenaires sociaux seront conviés aux conférences environnementales. Quel peut être le bon niveau de représentation ? Faut-il nécessairement une représentation dédiée à l'environnement ? Ne doit-on pas plutôt compter sur un effet de contagion positive qui conduirait les différents acteurs d'une négociation à aborder ce thème ?

Outre cette question de la représentation, il y en a une qui me préoccupe beaucoup plus : le décalage qui peut exister entre la prise de conscience du danger et la manifestation de des dysfonctionnements. On peut vivre avec 4 % d'inflation mais pas avec 4 degrés Celsius de plus. Quelle est votre approche en termes de temporalité ? Comment peut-elle être maîtrisée dans le cadre de cette réflexion sur la représentation ?

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