Intervention de Jacques Myard

Réunion du 4 mars 2015 à 17h15
Commission des affaires étrangères

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaJacques Myard :

Contrairement à ce que certains pourraient penser, car on veut toujours me faire passer pour un affreux jojo (Sourires), je suis totalement favorable à l'égalité entre les hommes et les femmes.

Monsieur le ministre, une augmentation de la population de 3 % par an, comme au Niger, signifie un doublement de la population tous les vingt-quatre ans, ce qui empêche tout développement économique. C'est pourquoi je m'étonne – mais cela n'est pas propre à votre ministère – que notre coopération ne prévoie aucun programme de maîtrise démographique, alors que les États-Unis le font. En France, ce sujet est tabou et l'on s'imagine que la scolarisation va finir par régler tous les problèmes. Or c'est une illusion ! Les Algériens ont fini par l'admettre, après ne pas avoir tenu compte des observations du PNUD en 1973-1974 sur le problème démographique de leur pays.

Lors d'une mission avec Yvette Roudy il y a quelques années, celle-ci m'avait demandé de venir à son secours dans le dialogue musclé qu'elle avait avec des femmes algériennes lui rétorquant : « Mêlez-vous de vos affaires, notre civilisation est particulière, nous avons une culture particulière. » C'est la preuve qu'une approche occidentale de ces civilisations mènera droit à l'échec. Je parle de personnes qui défendent l'égalité hommes-femmes – ce qui exclut DAECH, composé de gens qui sont en dehors de la civilisation.

Pour finir, je tiens à souligner que j'ai travaillé au ministère des affaires étrangères sous les ordres de femmes remarquables. Mais dire qu'il faut une femme parce qu'il faut une femme me révolte ! Ce qu'il faut, ce sont des gens de talent, c'est tout ! Et proclamer qu'on est passé de 11 % à 22 % d'ambassadrices, c'est mal servir la cause des femmes, qui vaut mieux que des quotas !

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