Un débat national s'impose, dans un contexte français et européen où des résistances émergent et où le sentiment de désillusion domine chez tous ceux qui aspirent à la réorientation des choix mis en oeuvre.
Il faudrait en effet que les gouvernements des Vingt-Sept, la Commission et le Parlement européen s'engagent à réorienter ces politiques pour faire face aux besoins des 18 millions de pauvres qui vivent de l'aide alimentaire, mais aussi pour répondre aux attentes des 25 millions de demandeurs d'emploi de l'Union européenne. Le nombre de demandeurs d'emploi dans l'Union européenne a augmenté de deux millions un an ; six millions d'entre eux ont moins de 25 ans.
Nous le disons au gouvernement : les moyens existent de bâtir une Europe des peuples. Et pour la construire, il faut prendre appui sans attendre sur le peuple de France, ses salariés et sa jeunesse.
Il faut associer nos concitoyens à une définition alternative des objectifs de l'Union européenne. La France doit être à l'initiative sur ce terrain. Elle peut être le fer de lance d'une refondation de l'Union européenne ébranlée et bouleversée par des décennies de gestion libérale. Il faut rompre avec cette logique de l'argent roi et du déclin.