Peut-être faudra-t-il légiférer sur ce point. Les responsables politiques ont parfaitement conscience de cette difficulté et des risques qu'elle fait courir à l'institution militaire, et donc à la nation. Il faut imaginer une solution. Encore une fois, il ne s'agit pas de favoriser l'institution militaire, mais de protéger celui ou celle qui, par délégation, porte les armes de la nation et qui est amené à tuer. Les soldats de la paix, c'est bien beau, mais quand on envoie des soldats sur le terrain, on ne doit jamais oublier qu'ils seront mis en situation d'utiliser leurs armes. C'est même en raison de cette éventualité qu'on les envoie. Chez nous, en Europe, le temps est à la méfiance sinon à l'hostilité vis-à-vis de l'emploi de la force. Mais il n'en va pas de même partout dans le monde !