Intervention de Laurent Fabius

Séance en hémicycle du 2 juin 2015 à 15h00
Questions au gouvernement — Lutte contre daesh

Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international :

Monsieur le député, j’ai présidé ce matin, avec le Premier ministre irakien et le sous-secrétaire d’État américain, une réunion de la coalition contre Daesh. Il y avait là plus de vingt nations représentées et nous avons dressé un bilan lucide de la situation, comme vous venez de le faire.

Je le dis souvent, Daesh, ce sont de faux religieux et de vrais criminels. Nous devons les combattre d’une manière implacable. Ce combat, vous avez eu raison de le souligner, sera long, mais il n’est pas question de barguigner sur quelque moyen militaire que ce soit. Dès lors qu’il y a des moyens à engager, nous les engageons, vous l’avez bien vu en Irak.

Le problème, monsieur Folliot, vous qui connaissez ces questions, est qu’il faut une détermination sans faille. Pour ce qui est de la France, elle est là, vous le savez tous. Mais il faut aussi parvenir à réunir les conditions politiques. Chacun ici doit savoir que l’on ne peut pas séparer le militaire du politique. Nous l’avons dit ce matin d’une manière unanime, cela signifie que le gouvernement irakien doit avoir une pratique inclusive, car c’est des Irakiens d’abord que viendra la lutte contre Daesh. C’est pareil en Syrie : il faut une solution politique. La France travaille à cette solution politique avec tous, y compris avec la Russie.

Monsieur le député, ce n’est pas une question de moyens militaires car, lorsqu’il s’agit de défendre la liberté, la France mobilise toujours les moyens nécessaires. C’est une question de détermination et de création des conditions politiques. La France est au tout premier rang en la matière. Ce n’est pas un hasard, croyez-moi, si la conférence mondiale de la lutte contre Daesh a eu lien ce matin dans notre pays.

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