J'entends vos arguments, monsieur le ministre, mais ils tombent du fait de ce que vous venez de dire vous-même.
Les grandes surfaces alimentaires qui ouvrent le dimanche matin vendent aussi, vous le savez, de l'électroménager et des livres. Il y a donc, à l'évidence, une distorsion de concurrence. Lorsqu'il m'arrive d'aller dans un tel magasin le dimanche matin, le premier rayon sur lequel je tombe en arrivant, c'est celui des livres. Le deuxième, c'est celui de l'électroménager… Pourquoi établir une différence, alors que vous avez-vous-même reconnu qu'il était possible de vendre ces articles dans un magasin dont ce n'est pas la spécialité ? Vous créez vous-même une distorsion de concurrence que vous ne pouvez pas justifier.