Nous disposons de chiffrages plus précis. Nous interrogeons directement et régulièrement nos membres sur leurs intentions réelles.
Le constat a été fait en concertation avec la DGCL. J'en profite pour dire qu'être mieux outillé pour le faire collectivement serait très utile à tous et nous permettrait de nous appuyer sur les mêmes bases de données pour comprendre ce qui se passe et nous projeter sur l'avenir en essayant de faire nos propres simulations lorsque nous sommes invités à réfléchir une réforme de la taxe professionnelle ou de la dotation globale de fonctionnement. Nous devons traiter ce sujet de façon moderne.
La question que vous posez peut être abordée à travers le prisme du consultant en finances que nous avons été l'un comme l'autre : on prend les agrégats, l'autofinancement, on applique la baisse, toutes choses égales par ailleurs. Certains l'ont fait et ils arrivent à des résultats. Notre démarche ne consiste pas à considérer toutes les choses égales par ailleurs, mais à examiner l'ensemble des leviers que nous avons indiqués. C'est là, j'y insiste, qu'est le vrai changement.
Dans un premier temps, tout le monde s'est focalisé sur la baisse des investissements. Pourquoi ? Parce que l'effort demandé de 1,5 milliard pouvait être supporté par ce seul poste sans qu'il soit besoin d'aller beaucoup plus loin. Avec la somme dont on parle aujourd'hui, il n'est plus possible de tout faire peser sur l'investissement. Tous les leviers cités par Franck Claeys devront être activés de manière simultanée, sans pour autant empêcher une baisse des investissements. C'est ce que nous expliquent nos membres. Grâce à leurs explications, nous parvenons à un tableau consolidé qui fait apparaître en moyenne, de mandat à mandat, sur les grandes agglomérations, une baisse plus proche de 30 % que de 25 %.