Les leviers que vous avez évoqués font partie de ce que nous appelons dans notre jargon des « bosses de dromadaires ». Ces leviers recèlent des potentialités pour lesquelles le rapport au temps n'est pas celui de la baisse des dotations. Le calendrier de leur mise en oeuvre n'est pas le même.
Il en va de même des mutualisations – le rapport récent de l'inspection générale de l'administration et de l'inspection générale des finances sur les mutualisations au sein du bloc communal le montre clairement : le rendement n'est pas instantané. À l'inverse, il faut très souvent commencer par investir : il y a d'abord un coût et ensuite un retour sur investissement, mais celui-ci ne correspond pas au timing des économies demandées.
La baisse des prix du pétrole est un autre sujet. Votre affirmation aiguise ma curiosité. Lors de nos échanges avec les consultants, nous n'avons pas envisagé cette hypothèse puisque nous étions dans un contexte de prix différent. Je vais m'intéresser aux conséquences de cette élasticité sur le budget des collectivités.