Je souhaite la bienvenue à M. Bruno Cavagné, président de la Fédération nationale des travaux publics (FNTP), et à M. Alain Piquet, vice-président de la Fédération française du bâtiment (FFB).
Messieurs, vous êtes accompagnés respectivement par M. Julien Guez, directeur général de la FNTP, et M. Jean-Christophe Angenault, directeur de cabinet ; et par M. Séverin Abbatucci, directeur des relations juridiques de la FFB, et M. Benoît Vantsavel, directeur des relations institutionnelles.
Les entreprises de bâtiment ou de travaux publics travaillent avec les collectivités territoriales et une part importante de leur chiffre d'affaires dépend de la commande publique en général, et des décisions d'investissement des communes et des établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) en particulier. Les adhérents de vos fédérations respectives sont donc particulièrement concernés par les décisions que prennent les collectivités pour préserver leur situation financière, dans un contexte marqué par la baisse des dotations de l'État – même si les problématiques ne sont pas totalement superposables entre le secteur du bâtiment et celui des travaux publics.
Nous avons donc souhaité aller au-delà des déclarations qui ont pu être faites dans la presse ces derniers jours ou ces dernières semaines, et recueillir directement les témoignages de deux secteurs dont l'importance pour l'économie nationale n'est plus à démontrer, en termes d'activité et d'emploi. Comment vivez-vous l'ajustement des budgets locaux à la baisse des dotations de l'État ? Voyez-vous l'investissement local plonger malgré les récentes annonces du Gouvernement ? Voyez-vous déjà un effet sur vos effectifs ?
Conformément aux dispositions de l'article 6 de l'ordonnance du 17 novembre 1958, je vous demande maintenant de prêter le serment de dire la vérité, toute la vérité, rien que la vérité.