Intervention de Bruno Cavagné

Réunion du 15 septembre 2015 à 16h30
Commission d'enquête visant à évaluer les conséquences sur l'investissement public et les services publics de proximité de la baisse des dotations de l'État aux communes et aux epci

Bruno Cavagné, président de la Fédération nationale des travaux publics :

En juillet, en tout cas, ce n'était pas le cas.

Mais vous me demandiez des chiffres. L'année dernière, notre activité a baissé de 5 %. Cette année et très certainement l'année prochaine, elle baissera de 8 %. Nous n'avons pas encore fait les budgets, mais, entre les grands projets qui s'arrêtent et l'entretien qui ne repart pas, je vois mal comment il serait possible de remonter la pente.

Je ne suis pas un farouche partisan des partenariats public-privé. Reste que c'est un des moyens de financement dont nous disposons et qu'il ne faut pas s'en priver.

J'en viens à la question du recours à la main-d'oeuvre étrangère, contre lequel nous nous sommes tous battus, le secteur bâtiment en tête, parce qu'il est encore plus touché que le secteur des travaux publics par ce phénomène. Quoi qu'il en soit, c'est un véritable problème que d'accueillir des travailleurs venant de pays dont les taux sont bien inférieurs à ceux de la France. La compétition s'en trouve faussée. En la matière, c'est le législateur qui est compétent. De notre côté, nous ne pouvons pas faire grand-chose, si ce n'est prêcher la bonne parole en recommandant aux entreprises de travailler avec de la main-d'oeuvre française, parce qu'il faut investir, parce qu'il faut former et parce qu'il faut penser au monde que nous laisserons demain à nos enfants. Mais comment les dissuader d'avoir recours à des travailleurs moins chers, quand la compétitivité est acharnée ?

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