Monsieur Houser contestait que l'augmentation du nombre de fonctionnaires territoriaux ait amélioré la qualité de la vie, mais s'est-il préoccupé de savoir de quoi il retournait véritablement ? Les élus locaux doivent composer avec la réglementation ubuesque que leur impose l'État : j'ai dû, pour répondre aux normes d'urbanisme, créer deux postes de fonctionnaires chargés d'élaborer le schéma de cohérence territoriale (SCOT) ; j'ai dû augmenter le personnel des piscines, car, au nom du principe de précaution, l'État impose la présence de deux personnes autour du bassin même s'il n'y a qu'un seul nageur. Lorsque, sur demande de l'État et de la caisse d'allocations familiales, je crée un relais d'assistantes maternelles, j'améliore la vie de la population ; lorsque je mets en place un système d'information géographique, ce n'est pas le cas, mais c'est un investissement indispensable pour l'avenir. J'aimerais donc qu'avant d'instruire un procès en dépenses publiques à l'encontre des élus locaux, on s'interroge sur leur responsabilité dans l'inflation des dépenses de personnel.
La manière dont l'administration centrale traite les élus locaux est très injuste, et l'on assiste aujourd'hui à une reprise en main des territoires par un État qui n'a jamais supporté la décentralisation et qui garrotte juridiquement et financièrement les collectivités territoriales. C'est insupportable !