Intervention de Marie-Christine Steckel-Assouère

Réunion du 4 novembre 2015 à 9h00
Commission d'enquête visant à évaluer les conséquences sur l'investissement public et les services publics de proximité de la baisse des dotations de l'État aux communes et aux epci

Marie-Christine Steckel-Assouère, maître de conférences HDR, présidente de la commission « Réforme territoriale » du GRALE-CNRS :

Monsieur le président, je voudrais réagir à ce que vous avez dit sur la dimension des intercommunalités. Il est évident que, pour trouver des ressources et notamment bénéficier des fonds structurels européens, les collectivités territoriales ont intérêt à être relativement importantes. J'entends également votre argument selon lequel une grande communauté d'agglomération sera plus apte à défendre des projets à l'échelle de nos futures régions, mais où faut-il placer le curseur ? Pensez-vous que, dans des intercommunalités de 100 000 habitants, les projets des petites communes réussiront à retenir l'attention et à aboutir ?

Il ne faut pas oublier non plus que plus les collectivités sont étendues, plus les citoyens se retrouvent éloignés des services publics. Les grandes métropoles ont certes les moyens de financer des équipements, mais ce sont aussi des lieux où il est difficile de se loger et où se développe la délinquance. Se garder de l'hyperdensité démographique n'est donc, à mes yeux, pas seulement nécessaire à un aménagement équilibré du territoire mais c'est également un impératif en termes de cohésion sociale.

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