Intervention de Guy Gilbert

Réunion du 4 novembre 2015 à 9h00
Commission d'enquête visant à évaluer les conséquences sur l'investissement public et les services publics de proximité de la baisse des dotations de l'État aux communes et aux epci

Guy Gilbert, professeur émérite, Centre d'économie de la Sorbonneécole normale supérieure de Cachan :

Deux préalables sont nécessaires pour qu'une réforme de la DGF puisse être couronnée de succès. Il faudrait d'abord se décider à faire sérieusement le ménage dans les charges imposées aux collectivités locales, afin d'assainir leurs relations financières avec l'État, qui leur crée des charges sans les financer. Il est, à cet égard, hallucinant que la compensation du RMI-RSA par l'attribution d'une fraction de la taxe intérieure de consommation sur les produits pétroliers (TIPP) ait échappée au Conseil constitutionnel, car c'est un cas emblématique de ce qu'il ne faut pas faire.

Le second préalable est d'ordre politique. La seule réforme d'envergure qui ait dernièrement abouti en matière de finances locales est la réforme fiscale de 2009. Elle a été possible, car on a su convaincre les entreprises visées qu'il s'agissait pour elles d'un jeu gagnant, tout en assurant les collectivités locales que la réforme s'effectuerait à recettes constantes. Or aujourd'hui, cette condition n'est pas satisfaite si l'on réforme la DGF.

Aucun commentaire n'a encore été formulé sur cette intervention.

Inscription
ou
Connexion