Un nombre important de projets des collectivités locales concernent, en effet, le tourisme. On constate, dans ce secteur, la volonté de créer des outils structurants. C'est une évolution majeure. Beaucoup de collectivités se préoccupent aujourd'hui de rassembler au sein d'une même EPL des sites et des équipements pour favoriser des parcours, des créations de marques etc. Cette démarche globale des collectivités renvoie au souci de mutualisation que j'évoquais tout à l'heure.
Beaucoup d'autres projets concernent l'environnement, la production d'énergie, l'efficacité énergétique, le bâti privé et public. De façon assez nouvelle émergent également de nombreux projets dans le domaine de la petite enfance, à visée d'optimisation de la gestion des crèches, du temps périscolaire et de l'accueil des jeunes enfants, souvent en relais du modèle associatif. Il ressort du dialogue que nous avons avec les collectivités, qu'elles sont confrontées à des problématiques, non seulement d'investissement, mais aussi de gestion dans le temps d'investissements de services publics peu lourds, comme les crèches. Leur capacité à en contrôler la bonne gestion dans la durée est un élément déterminant qui a un impact sur leur comptabilité.
Dans le Languedoc-Roussillon, nous portons des projets qui concernent ces mêmes secteurs d'activité.
Quant à la méconnaissance de nos dirigeants des dispositifs offerts par la BPI, elle est liée à l'absence de doctrine claire de la BPI vis-à-vis des EPL. La Fédération, dont le président siège au comité national d'orientation de la BPI, demande une clarification de cette doctrine. Aujourd'hui, les EPL ne sont pas éligibles au prêt innovation ni au prêt développement durable de la BPI. Nous ne savons pas si c'est pour des raisons de doctrine ou de contraintes juridiques. Nous sommes dans une situation d'attente.