Ma circonscription est une zone viticole de montagne. Tous les traitements qui peuvent être faits sur la vigne ont une influence directe sur l'eau. Du coup, je ne sais pas s'il vaut mieux boire le vin ou l'eau ! Il y a sûrement de mauvais produits dans les deux. On sait à quel point la viticulture est sensible à de nombreux éléments. Si l'on veut pouvoir récolter dans de bonnes conditions au mois de septembre, on n'a pas le choix. Je me demande ce qu'il faut contrôler aujourd'hui. Ne faut-il pas aller au-delà de ce qui est recommandé par l'agence régionale de santé aujourd'hui ?
Je suis maire d'une ville qui a cessé, depuis 2008, d'utiliser tous les produits phytosanitaires dans ses espaces verts. Mais j'ai le sentiment qu'il faut éduquer la population à vivre nos espaces publics autrement car au bout de sept ans l'herbe pousse au bord des trottoirs. Il faut persuader nos concitoyens que ce n'est pas moins propre qu'avant. Au contraire, ça l'est beaucoup plus. De même, il faut faire des efforts en matière de communication auprès des agriculteurs et des viticulteurs pour les informer des dangers qu'ils encourent chaque jour.