Intervention de Michel Sapin

Réunion du 26 novembre 2015 à 11h30
Commission des affaires culturelles et de l'éducation

Michel Sapin, ministre des finances et des comptes publics :

C'est le premier rapport. Chacun pourra convenir qu'il a le mérite d'exister même si des progrès restent à faire non sur le fond mais sur la qualité de certaines informations données.

Nous devons nous attacher à la stabilité de ces indicateurs, je le répète notamment à l'intention de Mme Dalloz, que je remercie de son intervention qui mettait en valeur la tonalité de celle de M. Herth, par contraste. L'objectif n'est pas de changer les règles du jeu. Autrement dit, le PIB, le taux de chômage, le taux d'endettement public ou les évolutions des dépenses publiques restent des indicateurs sur lesquels s'appuient nos échanges, tout particulièrement lors des débats budgétaires. L'idée de compléter ces indicateurs ne date pas d'aujourd'hui ; elle s'est exprimée au cours des dernières années y compris dans les rangs de la majorité précédente.

Comment les compléter le mieux possible ? Le Gouvernement n'a pas inventé ces indicateurs, qui peuvent paraître discutables ; ils étaient dans le débat public ou académique, pour reprendre les termes utilisés par le président Muet. Le CESE a souhaité voir figurer nombre d'entre eux, tandis que France Stratégie insistait sur l'évaluation du pacte de responsabilité et de solidarité. Nous recherchons ceux qui ont le plus de sens, mais vous avez raison, monsieur Durand, nous aurions pu évaluer la réforme de l'éducation la plus globale.

Quels sont les critères de qualité d'un indicateur ? Premièrement, il doit permettre de recueillir les données les plus fiables possibles et dans la durée. Monsieur Lamour, vous nous reprochez de partir de 2012 dans le but de mettre en valeur la politique récente. L'indicateur des inégalités de revenus part de 2005 et permet de comparer…

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