Il n’existe pas un coût connu d’avance pour un accident nucléaire donné, mais différentes hypothèses à envisager, selon qu’il se produit dans une zone urbaine ou non, par exemple. Néanmoins, disposer d’une visibilité sur son coût afin de l’anticiper, ainsi que sur ses conséquences, constitue le minimum nécessaire dès lors que l’État apporte sa garantie. Je rappelle tout de même que l’industrie nucléaire, au titre des conventions internationales, est la seule industrie exonérée d’assurances. Nous avançons un peu les yeux fermés sur ce sujet et menons la politique de l’autruche. Nous pensons, non seulement les quelques parlementaires que nous sommes, qui méritent déjà d’être entendus, mais la Cour des comptes avec nous, qu’il faut disposer d’une évaluation.