Intervention de Pierre Lequiller

Réunion du 2 février 2016 à 16h30
Commission des affaires européennes

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaPierre Lequiller, co-rapporteur :

Pour répondre à Marie-Louise Fort : oui, nous regrettons dans notre rapport que le mandat de certains députés français qui étaient particulièrement très influents au Parlement européen n'ait pas été reconduit. Nous citons notamment les cas de Gilles Savary, Catherine Trautmann et Jean-Paul Gauzès.

Pour répondre à Philip Cordery : sur la francophonie, je suis à la fois d'accord et pas d'accord. Il y a quand même des moments où il faut taper du poing sur la table ! Nous citons dans le rapport l'exemple de la lettre du commissaire français au ministre des finances français, rédigée en anglais ! On se rappelle également que le président de la République Jacques Chirac, en 2006, avait quitté la salle du Conseil européen, parce que le Français Ernest-Antoine Seillière, président de l'Union des confédérations des industries et des employeurs d'Europe, avait choisi de s'exprimer en anglais devant les vingt-cinq chefs d'État et de gouvernement ! Il faut absolument défendre le français, mais nous sommes tout à fait d'accord, Christophe Caresche et moi-même, pour dire qu'il faut aussi que les Français maîtrisent mieux l'anglais et l'allemand, entre autres, et les langues étrangères, de manière plus générale.

Je suis entièrement d'accord avec Hervé Gaymard. Nous avons rencontré le Commissaire européen mais aussi des directeurs généraux de la Commission européenne, et j'ai constaté la même chose que vous, une volonté forte de ne pas donner l'impression de jouer le jeu de l'influence française.

Il faut que ce soit le Secrétaire d'État aux affaires européennes qui soit responsable de cette nouvelle politique d'influence et, si la présidente en est d'accord, nous mettrons en place au sein de cette commission une veille sur ces questions.

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