Intervention de Julien Aubert

Réunion du 9 mars 2016 à 16h00
Commission du développement durable et de l'aménagement du territoire

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaJulien Aubert :

En première lecture, cet amendement a été adopté à la veille des élections départementales dans un hémicycle presque vide. (Murmures)

La chasse à la glu est concentrée dans cinq départements – le Vaucluse, les Bouches-du-Rhône, les Alpes-Maritimes, un département alpin et le Var –, mais pas dans celui du Val-de-Marne ni en Aquitaine, madame Abeille. Plutôt que de chasse à la glu, il conviendrait d'utiliser les termes de capture à la glu. Même en Provence, je rencontre des gens qui critiquent le fait d'attraper des oiseaux avec de la colle pour les manger ; or ces oiseaux sont capturés vivants, non pas sur des branches d'arbre, mais sur des verguettes, c'est-à-dire des baguettes de bois.

Les chasseurs à la glu se positionnent dans un poste fixe, si bien qu'il est très facile d'effectuer des contrôles. Le chasseur, bloqué dans son poste, ne s'enfuira pas en voyant le contrôleur alors qu'il a installé des verguettes et des cages pour les oiseaux.

On capture l'oiseau avec de la glu, on le détache avec de la cendre – même si des produits existent aujourd'hui – et on le conserve dans une cage durant la saison de la chasse où il est utilisé comme appelant. Il s'agit bien d'une chasse sélective – comme l'a reconnu la Cour de Justice de l'Union européenne (CJUE) le 28 avril 1988 – car la grive ou le merle noir sont capturés pour la qualité de leur chant. On prend donc grand soin de lui, comme pour un chien de chasse, et on ne le torture surtout pas, parce qu'on en a besoin pour la chasser d'autres oiseaux. À la fin de la saison de la chasse, l'oiseau est relâché. Il ne s'agit donc pas d'une chasse, mais d'une capture.

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