Intervention de Élisabeth Guigou

Réunion du 23 mars 2016 à 9h00
Commission des affaires étrangères

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaÉlisabeth Guigou, présidente :

Nous avons le plaisir d'accueillir ce matin, pour une audition ouverte à la presse, M. Serge Michailof, chercheur associé à l'Institut des relations internationales et stratégiques (IRIS), ancien directeur exécutif chargé des opérations de l'Agence française de développement (AFD), ancien directeur opérationnel et conseiller principal à la Banque mondiale, et auteur de plusieurs ouvrages que beaucoup d'entre nous ont lus.

Dans votre dernier ouvrage, Africanistan, vous appelez l'attention de la communauté internationale sur l'évolution que vous jugez très inquiétante de l'Afrique subsaharienne, en particulier de la région du Sahel. Cette dernière connaît une très forte croissance démographique : sa population, de 100 millions d'habitants aujourd'hui, devrait passer dans dix ans à 150 millions. Elle rassemble des États fragilisés, connaît une croissance économique insuffisante et subit des déstabilisations de nature diverse. Selon certaines hypothèses pessimistes, elle s'acheminerait vers une situation tout à fait catastrophique.

Vous insistez sur une question qui nous intéresse particulièrement : la pertinence de l'aide internationale dans ces régions, qui est en place depuis très longtemps et atteint des montants élevés. Nous savons que vous avez une analyse très critique des mécanismes d'aide au développement : la dispersion des aides et les orientations variables d'institutions comme la Banque mondiale rendent très difficile l'émergence d'une véritable stratégie. Vous soulignez encore que l'aide internationale reste souvent à l'écart des secteurs régalien et sécuritaire, pourtant très importants. Nous aimerions savoir de quelle manière, selon vous, nous pourrions augmenter l'efficacité de notre aide au développement, qu'elle soit bilatérale ou multilatérale.

Avant de vous donner la parole, monsieur Michailof, j'aimerais vous indiquer, chers collègues, que certains membres du bureau et moi-même nous rendrons à onze heures quinze à l'ambassade de Belgique pour manifester notre sympathie à l'égard du peuple belge et exprimer nos condoléances aux familles des victimes des attentats de Bruxelles. M. Axel Poniatowski me remplacera.

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