Cette question m'a été posée par une journaliste russe il y a quelques semaines. J'y ai répondu que rien ne nous empêcherait d'avoir des relations avec les Russes ou les Chinois à condition que nous soyons en confiance. Or, nous savons que ces deux États se livrent à des activités qu'ils ne déclarent pas à leurs alliés. Tant qu'une relation de confiance ne pourra s'instaurer, nous ne pourrons avoir de relations fiables avec eux. La diplomatie française en matière de démilitarisation de l'espace et de traités sur l'espace repose sur cette exigence de confiance et de transparence. Nous n'exigeons pas une transparence absolue : quand les Russes déplacent leur satellite, nous n'avons pas besoin qu'ils nous expliquent pourquoi, mais nous souhaitons au moins qu'ils nous préviennent.