Monsieur le ministre de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt, les instructions de la Direction générale de l’alimentation relatives à l’obtention d’un certificat phytosanitaire pour l’export de grumes non écorcées sont irréalisables. La seule possibilité que vous laissez aux professionnels de la filière bois est l’écorçage.
Or, d’une part, les clients chinois, alors que la Chine reçoit 80 % des exportations françaises, n’acceptent pas des bois écorcés. D’autre part, le nombre d’écorceuses adaptées à la conformation des grumes de qualité secondaire est aujourd’hui insuffisant. L’application de ces instructions depuis le 1er juillet entraînera l’arrêt des achats de bois sur pied des coupes de bois de qualité secondaire, la cessation d’activité de plus de 1 000 entreprises du bois et une aggravation de 2 milliards d’euros supplémentaires du déficit de la filière.
Monsieur le ministre, soucieux de trouver des solutions durables, les professionnels forestiers concernés ont développé deux solutions alternatives en attente d’autorisation : un traitement par brumisation de Forester en conteneur et en zone dédiée, et un traitement thermique à 56 degrés sous écorce, conforme aux normes internationales, qui doit être validé par la Chine.
Monsieur le ministre, ma question est simple : autoriserez-vous à titre dérogatoire – je dis bien à titre dérogatoire – l’utilisation du Forester par pulvérisation, le temps de finaliser les solutions alternatives ?