Madame la présidente, monsieur le secrétaire d’État, madame la rapporteure générale, mes chers collègues, je ferai quelques constats et une analyse avant d’en venir à des demandes exigeantes.
Lorsqu’en 2007 le Premier ministre François Fillon estimait qu’il était à la tête d’un État « en situation de faillite sur le plan financier », on ne pouvait s’imaginer qu’aux responsabilités il augmenterait la dette publique de 600 milliards d’euros et porterait le déficit public à 5,5 %, en dépit d’une ère de révision générale des politiques publiques dévastatrice pour les territoires.
C’est avec ce lourd passif que nous nous efforçons de maîtriser les dépenses publiques tout en finançant nos priorités. L’opposition nous promettait l’apocalypse en 2015.