Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de Wikipedia

Kléber Mesquida
Question N° 104141 au Ministère des solidarités (retirée)


Question soumise le 20 juin 2017

Être alerté lorsque cette
question aura une réponse

Email
par email

M. Kléber Mesquida appelle l'attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur les préoccupations de nombreuses femmes qui se disent victimes d'une méthode de stérilisation par les implants « Essure » du laboratoire Bayer. La méthode « Essure » est une technique de stérilisation définitive. Elle consiste à introduire dans les trompes de Fallope, un ressort métallique, composé d'un alliage de nickel et de titane, recouvert de fibres de polyéthylène téréphtalate (PET), créant localement une réaction inflammatoire fibrinogène visant à boucher les trompes de façon à empêcher toute grossesse. L'association, le Réseau d'entraide, soutien et informations sur la stérilisation tubaire (RESIST) et les patientes concernées alertent sur la dangerosité de ce dispositif à haut risque, contenant des métaux lourds (nickel, titane, chrome, fer, étain, argent, platine, iridium), allergisants et des fibres de PET, connues comme étant très cancérigènes et perturbatrices endocriniennes. Ces femmes alertent sur les conséquences de ces implants : fatigue extrême, douleurs musculaires ou articulaires, troubles neurologiques, douleurs abdominales, maux de tête, vertiges, essoufflements, troubles du rythme cardiaque, troubles de la vision. Les victimes de cette méthode, ainsi que certains gynécologues ayant aujourd'hui établi un lien entre les implants et la dégradation de l'état de santé, envisagent l'explantation de ces implants. Sauf que les risques sont aggravés par l'obligation de subir une chirurgie lourde, le laboratoire Bayer n'ayant pas prévu de protocole de retrait en cas d'intolérance. Même à ce niveau, les risques ne sont pas nuls, car la présence du moindre fragment d'implants laissés dans la cavité utérine peut continuer à dégrader la santé de ces femmes. L'association RESIST et les personnes concernées demande à ce que le principe de précaution soit appliqué dans l'attente de résultats complémentaires des études scientifiques. Elles rappellent qu'au Brésil la commercialisation du dispositif « Essure » a été stoppée en raison du refus de production de certificat de non toxicité des implants par le laboratoire Bayer. Quant aux États-Unis, le dispositif a accusé moins 80 % de ventes entre 2015 et 2016. Aussi, il lui demande de bien vouloir lui indiquer quelles mesures elle compte prendre pour protéger les populations en bonne santé qui par des procédés sans prévention rentrent dans un parcours de santé lourd et dévastateur.

Retirée le 0 0000 (fin de mandat)

Aucun commentaire n'a encore été formulé sur cette question.

Inscription
ou
Connexion