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Monsieur le président, monsieur le Premier ministre, messieurs les ministres, mes chers collègues, oui, l'action militaire de la France au Mali était urgente et nécessaire. Oui, sans la décision du Président de la République française, un régime gangstéro-djihadiste se serait installé à Bamako, dans un État clef de l'Afrique de l'Ouest avec toutes les conséquences que vous imaginez.
...risation, la politique d'action humanitaire, un plan précis et complet de développement, et la reconstruction de l'État malien, en appliquant la feuille de route conduisant à des élections présidentielles, adoptée par le Parlement malien et approuvée par les instances internationales. Permettez-moi de manifester à mon tour, au nom de mon groupe, notre reconnaissance et notre solidarité aux 4 000 militaires français de l'opération Serval, qui font preuve d'un grand professionnalisme et d'un vrai courage.
Plusieurs de nos militaires ont été blessés, et deux d'entre eux sont tombés au champ d'honneur : le chef de bataillon Damien Boiteux, mort dès les premières heures de combat et le sergent-chef Harold Vormezeele, légionnaire du 2e REP, tué dans les combats du nord du Mali le 19 février dernier. Leur sacrifice nous rappelle le prix à payer pour vivre libres et en paix. Leur sacrifice est celui de soldats de métier, qui son...
mais ce sont surtout les armées alliées, les compagnons d'armes de la France sur de nombreux théâtres d'opérations, qui le rappellent : cela n'en a que plus de sens et plus de valeur. Je souhaite, monsieur le Premier ministre, messieurs les ministres, que la prochaine loi de programmation militaire et les budgets y afférents portent la marque de cette excellence. (Applaudissements sur plusieurs bancs du groupe UMP.)
Le débat d'aujourd'hui, s'il permet de poser l'importante question des perspectives de reconstruction et de développement du Mali, concerne au premier chef, chacun le comprendra, la situation militaire. Nous sommes en guerre, et cet état de guerre nous amène à poser des questions légitimes, qui touchent à notre stratégie militaire, à notre tactique terrestre, à notre objectif politique, à l'engagement de nos alliés, à la reconstruction du Mali et, bien sûr, à la situation de nos otages. À ce jour, nous avons près de 5 000 soldats engagés, dont 4 000 sont directement au combat : c'est l'équiva...
...tes, au début du mois d'avril, l'Union européenne déploiera 500 hommes pour former et encadrer l'armée malienne, mais nous n'avons pour l'instant aucun signe d'une volonté quelconque d'engagement terrestre. Toutes ces questions, monsieur le Premier ministre, messieurs les ministres, doivent vous amener à clarifier les objectifs de la France. Sommes-nous au Mali dans l'optique de passer le témoin militaire à la force d'intervention africaine et le témoin politique à l'Union africaine, ce qui, vous en conviendrez, prendra au bas mot de nombreuses semaines ? Ou serons-nous au Mali jusqu'au rétablissement de son intégrité territoriale, à l'établissement de ses institutions, de son armée et de sa justice, en clair jusqu'à la reconstruction complète du pays ? Ce serait là un engagement d'une tout autre ...
...nirait à la mi-mai à Bruxelles : elle doit aider à la reconstruction du pays dans son ensemble. Que pouvons-nous en attendre ? Pouvons-nous, au moins dans ce domaine, compter sur nos partenaires européens ? Les besoins sont immenses, d'autant que lundi, à l'ouverture d'une réunion des ministres de la Cédéao, le ministre ivoirien des affaires étrangères a indiqué que le financement des opérations militaires au Mali nécessiterait 950 millions de dollars, soit plus du double des 455 millions promis à Addis-Abeba. Mes chers collègues, chacun le ressent pleinement, la France est confrontée à une tâche ardue : aider un pays ami, lutter contre un terrorisme aveugle et protéger ses ressortissants, dans une immense zone africaine qui s'étend bien au sud du Sahel. Enfin, à l'unisson des Français je ne peu...
Notre pays assume avec courage son engagement contre le terrorisme et nous nous en félicitons. Le réalisme exige cependant que nous soyons capables de reconnaître que nous ne pouvons plus être seuls face à l'ampleur de ces défis. Ce relatif isolement diplomatique et militaire nous inquiète,
...s de Bamako. Il est des moments où nous, centristes, pensons que les postures politiciennes doivent s'effacer quand l'essentiel est en jeu. Cet engagement de nos troupes, c'est avant tout l'engagement de la France pour la défense de nos valeurs universelles, de la démocratie, de la liberté et de la lutte contre le terrorisme international. Saluons le professionnalisme et le courage de nos 4000 militaires français déployés au Mali, qui y mènent, dans un contexte plus difficile qu'il n'y paraît, une action exemplaire. Ils sont la fierté de la France. Qu'il me soit d'ailleurs permis de rendre hommage aux blessés touchés dans leur chair, ainsi qu'au chef de bataillon Damien Boiteux du 4e régiment d'hélicoptères des forces spéciales de Pau, et au sergent-chef Harold Vormezeele du 2e régiment étranger...
Monsieur le président, monsieur le Premier ministre, messieurs les ministres, mesdames les présidentes des commissions, chers collègues, voilà près de deux mois que l'intervention militaire de la France a commencée au Mali. Au nom du groupe écologiste, je commencerai par rappeler quelques points. Tout d'abord, comme nous l'avions souligné dès le début, notre groupe ainsi que notre mouvement ont approuvé l'intervention militaire en la replaçant dans un contexte d'urgence à agir évident. En second lieu, cette intervention ne peut faire l'économie d'un compte rendu précis au Parlemen...
...la dernière phase de l'opération qui n'est plus simplement d'arrêter des terroristes, pas simplement de sécuriser le territoire, mais d'aller jusqu'au bout, c'est-à-dire l'arrestation des derniers chefs terroristes qui demeurent au nord du Mali ». La guerre s'intensifie. Je veux rendre hommage au sergent-chef Vormezeele, du 2e régiment étranger parachutiste de la Légion, ainsi qu'aux vingt-trois militaires tchadiens tués dans un engagement avec les combattants proches d'Al Qaida au Maghreb islamique. La France oeuvre ainsi activement pour la sécurité, non plus du seul Mali, mais également de la communauté internationale, menacée par les djihadistes et l'apostolat meurtrier des « illuminés », selon les termes du Premier ministre malien, M. Cissoko. Cette action militaire antiterroriste, menée par ...
... que j'ai déjà utilisée, et que je maintiens voulant imposer par la force des sociétés barbares. Il fallait une intervention pour arrêter l'avancée des fondamentalistes islamistes, sous l'égide de la communauté internationale et des pays africains, dans le strict respect de la résolution 2085 du Conseil de sécurité de l'ONU. Cependant, nous avons également toujours affirmé que la seule réponse militaire ne suffisait pas. Le recours à la force armée signe toujours l'échec du politique. Disons-le clairement : si la France et les organisations internationales avaient promu, depuis quelques dizaines d'années, une véritable politique de développement pour le continent africain, nous n'en serions pas là ! Néanmoins, je veux dans un premier temps revenir sur le volet militaire de la situation au Sahel...
Les armées africaines ne sont toujours pas en mesure d'apporter un soutien militaire décisif, et encore moins prêtes à prendre le relais de l'armée française.
...us pauvres. On le sait : le sous-développement du nord-Mali a permis que les djihadistes y prospèrent depuis plusieurs années, y compris en menant des activités mafieuses. En dix ans, la France n'a apporté que 162 millions de dollars de subventions au Mali, soit 4 % de notre aide publique pour l'un des pays les plus pauvres de la planète. Cette somme est dérisoire au regard du coût de l'opération militaire en cours et de la dette que nous avons à l'égard de cette ancienne colonie. En mars 2011, l'Union européenne lançait une ambitieuse stratégie pour la sécurité et le développement au Sahel, tombée depuis aux oubliettes. Cette volonté doit être relancée au plus vite. Il est tout aussi urgent d'annuler ce qui reste de la dette malienne. Le Mali, je le répète, est l'un des pays les plus pauvres de l...
pour débattre d'opérations militaires extérieures. Dans une Constitution encore trop marquée par la culture du domaine réservé, je veux souligner le respect plus important manifesté par l'exécutif à l'égard de l'Assemblée nationale
Bien que les opérations militaires au Mali ne soient pas achevées, nous devons débattre de l'avenir de nos coopérations et du renouveau de notre politique de développement. Nous le savons tous, et ce conflit en est la preuve, les extrémismes au Mali et en Afrique de l'Ouest ne prospèrent jamais autant que lorsque l'État se délite, la nation se divise, l'opacité prospère et les inégalités se multiplient. Le Mali en est malheureus...
...es, je tiens à associer à ma question mon collègue Gwenegan Bui. La France agit au Mali dans l'intérêt de ce pays et à sa demande. L'opération Serval a pour objectif de lutter contre les groupes terroristes et vise à protéger les intérêts de la France, de l'Europe et de l'Afrique. Cette opération exemplaire est tout le contraire de la « Françafrique » et se différencie radicalement d'opérations militaires menées par le passé, qui trop souvent prenaient parti dans des conflits de politique intérieure. À la demande du président malien et dans un cadre international légal, cette intervention est dirigée contre les agresseurs extérieurs qui menaçaient l'intégrité territoriale et la souveraineté du pays. Les critiques de certains sur l'isolement de la France au Mali sont totalement infondées et relèv...
Pourquoi les moyens militaires mis à la disposition de la France par nos partenaires et alliés sont-ils à ce point réduits, voire inexistants ? Pourquoi l'Europe ne consacre-t-elle que 50 millions d'euros à la formation de l'armée malienne, ce qui correspond à moins d'un mois de déploiement de nos forces dans ce pays ? Sixième interrogation, monsieur le ministre de la défense : comment sera financée une intervention de longu...
Monsieur le président, messieurs les ministres, mesdames les présidentes, la reconquête militaire a été la première étape du rétablissement de l'intégrité territoriale du Mali. La deuxième étape est en cours avec la reprise des activités des administrations locales, la remise en fonction du système éducatif et de l'organisation sanitaire du pays. Une troisième étape se déroulera en juillet 2013 avec la promesse d'élections nationales à même de restaurer totalement la gouvernance et l'État d...
Monsieur le président, messieurs les ministres, chers collègues, je crois que tous ici, nous soutenons l'action remarquable menée par nos soldats ; il faut le souligner, car elle est tout à fait exemplaire. Je salue également nos amis Maliens, dont une délégation est présente ici aujourd'hui. Il est clair que l'intervention militaire doit maintenant être relayée par une action diplomatique très forte en vue d'obtenir de l'ONU une délibération autorisant l'envoi d'une force venant relever les troupes françaises. J'aimerais savoir où nous en sommes sur ce point : l'ONU est-elle prête à mettre en place une telle force ? Celle-ci aura-t-elle pour objectif l'interposition ou la sécurisation ? Par ailleurs, pour permettre à nos tr...