Intervention de Guy Teissier

Réunion du 25 octobre 2016 à 17h00
Commission des affaires étrangères

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaGuy Teissier :

Ma question tangente celles de mes trois collègues qui viennent de s'exprimer. Monsieur le directeur, comment pouvez-vous nous expliquer qu'il faut arrêter net tout bombardement sur Alep où il n'y aurait que des modérés ? Il n'y a pas de modérés dans une guerre, il y a des belligérants de part et d'autre. En Syrie, des factions affrontent une armée constituée, l'armée syrienne et ses alliés. Il y a, de part et d'autre, des gens qui se font la guerre, et on ne se fait pas la guerre modérément. Penser le contraire relève d'une démarche purement intellectuelle. Dans l'horreur, tout le monde s'égale. Ceux qui prônent l'arrêt immédiat des bombardements sur Alep trouvent formidable le fait que nous ayons un porte-avions d'où partent des milliers de frappes vers Mossoul. Effectivement, nous avons envoyé une batterie de canons Caesar, ce qui se fait de plus performant au monde en la matière. Je ne comprends pas que vous puissiez avoir une vision aussi binaire de ce qui se passe dans ce monde.

Je voudrais aussi appuyer la question de mon collègue Mariani. La coalition est aux portes de Mossoul où il y a plusieurs centaines de ressortissants français. Certains vont y rester et d'autres seront faits prisonniers. Qu'a-t-on envisagé pour ces derniers ? Pour autant que je sache, nous n'avons aucun accord avec l'Irak. Les Turcs nous renvoient très gentiment les Français qu'ils capturent. Que font faire les Irakiens ? Vont-ils les garder ou s'en séparer ? J'opterais plutôt pour la deuxième solution.

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