Intervention de Laurent Furst

Réunion du 9 novembre 2016 à 9h30
Commission des affaires économiques

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaLaurent Furst :

Je regrette d'abord que l'on mélange, dans un texte, la production d'énergie renouvelable et l'autoproduction ou autoconsommation. Ce sont en réalité deux aspects un peu différents.

Tout ce qui va dans le sens de l'autoconsommation électrique me semble être extrêmement positif. Un potentiel immense existe dans notre pays que ce soit dans l'habitat individuel, sur les toits des supermarchés ou bien dans les bâtiments logistiques ou industriels. Nous sommes à un moment de démarrage de l'autoconsommation. Si les technologies de production existent, celles de régulation et de stockage au niveau local sont en train de se développer. Le power wall de Tesla, par exemple, est une technologie qui va permettre un développement considérable du stockage.

L'une des limites à ce mouvement est l'injection de surplus sur le réseau, mais deux autres problématiques sont oubliées : celle de l'achat pour l'autoconsommateur modeste et le fait que, pour les réseaux, l'autoconsommation crée une charge non rémunérée. Les gestionnaires de réseaux doivent, en effet, pouvoir soit racheter de l'électricité aux autoconsommateurs, soit leur en fournir, à des moments qui ne sont pas « naturels », c'est-à-dire des moments de pointe d'injection ou de pointe de soutirage sur les réseaux. Les réseaux sont d'ailleurs dimensionnés en fonction de ces contraintes d'injection et de soutirage. À cet égard, d'autres textes seront sans doute à examiner au fur et à mesure du développement de l'autoconsommation électrique.

Enfin, je crains que nous ne soyons restés flous sur un élément : quand on achète de l'électricité dite verte, il s'agit, en réalité, d'électricité compensée par une production d'électricité verte. Nous ne sommes pas tout-à-fait clairs sur ce point.

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