Intervention de Christian Eckert

Séance en hémicycle du 23 novembre 2016 à 15h00
Questions au gouvernement — Finances publiques

Christian Eckert, secrétaire d’état chargé du budget et des comptes publics :

Monsieur le député, je vous remercie de votre question, qui me donne l’occasion de mettre les choses au point. Vous avez évoqué le dépôt du projet de loi de finances rectificative, que votre commission a étudié ce matin, ainsi que l’avis du Haut conseil des finances publiques sur ce texte. J’ai relevé dans l’avis du Haut conseil deux fois le mot « réaliste » et une fois le mot « atteignable », alors que, concernant le projet de loi de finances initiale, le même conseil avait affirmé que les objectifs fixés seraient extrêmement difficiles à atteindre.

Il n’y a pas de remise en cause de l’objectif de 3,3 % de déficit : au contraire, le déficit de l’État sera inférieur à ce chiffre. Concernant 2017, nous avons posé un objectif de 2,7 % de déficit et un objectif de croissance de 1,5 %. Parmi tous ceux qui s’érigent en juge de paix, il en est un, au moins, qui est indépendant de la France, c’est la Commission européenne, monsieur le député. Et qu’a dit la Commission ? Qu’à politique inchangée – j’insiste sur ce point, et j’y reviendrai –, la France connaîtra à la fin de l’année 2017 un déficit de 2,9 %. Certes, ce n’est pas 2,7 %, comme le Gouvernement l’affirme, mais, en tout état de cause, c’est moins de 3 %.

Or qu’ai-je entendu récemment dans un certain nombre de déclarations ? Des candidats à la primaire de la droite, et non des moindres, ont affirmé qu’en 2017, le déficit serait de 4,7 %. C’est insensé !

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