Intervention de Christophe Caresche

Réunion du 18 novembre 2015 à 16h30
Commission des affaires européennes

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaChristophe Caresche, rapporteur :

D'abord, je vais quand même un peu défendre l'Europe puisqu'elle est beaucoup mise en cause aujourd'hui et qu'il y a un doute y compris sur la pérennité de la zone euro. J'ai quand même le sentiment que la Commission européenne, pour ce qui concerne le Semestre européen et ses recommandations, a pas mal évolué. La Commission d'aujourd'hui n'est pas la Commission d'hier. Le discours de la Commission par rapport au budget, par rapport à l'ajustement budgétaire, n'est pas le même. L'impératif de croissance est, je pense, et ce n'est peut-être pas suffisant, beaucoup plus pris en compte aujourd'hui qu'il ne l'était hier.

Sur ce plan-là, les recommandations, les mesures, même si elles sont très techniques, vont plutôt dans le sens que vous souhaitez, c'est-à-dire d'une meilleure coordination, et avec une idée simple, c'est que l'on ne va pas aligner tous les pays sur l'Allemagne. Cela ne marche pas et cela ne marchera pas. Je pense que les gens réalistes en ont conscience et qu'il faut trouver effectivement des voies qui permettent de s'adapter aux caractéristiques nationales. La vraie question, c'est de savoir si l'on va assez vite. C'est toujours la même chose : on a l'impression d'avoir un gros paquebot, avec beaucoup d'inertie, qui réagit souvent très tardivement, qui arrive à éviter l'écueil et c'est un peu miraculeux. Ce qu'il faudrait, c'est qu'il y ait sans doute beaucoup plus d'anticipation et de capacité de réaction. Il est vrai que pour l'instant il y a encore un certain nombre de doutes, mais ce qui est proposé va plutôt dans le bon sens.

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