Intervention de Gilles Carrez

Séance en hémicycle du 31 juillet 2012 à 15h00
Projet de loi de finances rectificative pour 2012 — Présentation

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaGilles Carrez, président de la commission mixte paritaire :

Cette décision va vous être reprochée pendant des mois et des mois. (Applaudissements sur les bancs du groupe UMP.)

C'est une réforme à effet progressif et politiquement néfaste, car, peu à peu, nos concitoyens vont se rendre compte de la réalité et vous reprocheront de ne pas leur avoir dit les choses en face. C'est, je le répète, une erreur politique de votre part.

Je conclurai sur une incompréhension budgétaire. Vous avez maintenu, avec raison, les règles de bonne gouvernance que nous nous étions fixées sous la précédente législature, ce que l'on appelle dans le jargon budgétaire le « zéro valeur » et le « zéro volume ». Je porte à votre crédit le fait que vous annulez les 700 millions d'euros d'économies sur la dette au bénéfice de la réduction du déficit. C'est très bien.

De même, vous financez par redéploiement les 90 millions d'euros de dépenses supplémentaires au titre des recrutements dans l'enseignement. Très bien, là aussi, puisque vous respectez les règles. Mais pourquoi n'allez-vous pas jusqu'au bout ? Pourquoi créez-vous 400 millions d'euros de dépenses supplémentaires sèches avec la majoration de l'allocation de rentrée scolaire ? Là encore, vous agissez, selon votre méthode, de façon dissimulée car, comme cela ne relève pas du budget de l'État mais des caisses d'allocations familiales, vous vous flattez de tenir la dépense d'un côté, alors que, de l'autre, vous créez 400 millions d'euros de charges nouvelles. Vous ne respectez pas la règle dont vous prétendez être les dépositaires.

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